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    CHAPITRE VIII:

    Les ailes rouges des cieux noirs

      

    « (Sauvez mon âme)

    J'en ai besoin, je l'a vois

    Une nouvelle émotion me remplit

    (Sauvez mon monde)

    En moi, par-delà moi

    Se propageant vers sa voie cosmique »

    Luca Turilli (From Chaos To Eternity)

     

    Lorsque les esprits se noient dans leurs sourires,

    Leur monde Père est oublié et inexistant,

    C’est en un de ces temps que les larmes coulent,

    Un de ces temps où les ailes rouges du mal crachent leurs flammes,

    L’Œil du cauchemar foudroie la conscience immature,

     

    Des cieux noirs, les ailes rouges s’abattent sur les mortels,

    Un fantôme a été réveillé, un fantôme aux draps de feu,

    L’invasion des flammes infernales dévorent enfin la joie,

    Cette maudite joie qui a oublié la crainte de la souffrance,

    Les crocs du diable broient les os et déchirent la chaire,

    Des enfants, des chevaux, des chiens, des chats et de ces animaux humains,

    L’horreur est venue du ciel, les murs tombent comme les feuilles d’arbres,

    La mer n’est qu’un récipient du sang des innocents,

    Le cauchemar a des ailes rouges, des ailles rouges, des ailes rouges !

    Le fantôme n’a plus son esprit, son âme est corrompue,

    Les hurlements du dragon rouge balayent les pleurs des enfants,

    Qui recherchaient leurs mères et pères sous les débris de leur foyer,

    Le magnifique destin de feu est descendu du ciel pour juger la terre,

    Tu le vois, tu l’entends, il te voit, il te cherche, il te hurle,

    Cris d’agonies et hurlements d’effrois hantent le port jadis trop heureux,

    Enfants, femmes, hommes, et enfants sous les flammes rouges maudites,

    Arrête de crier, il ne demande que ça, il ne veut que cela !

    Dans l’ombre de la joie ce cauchemar a eu le temps de croître,

    Qui aurait pu prévoir le réveil de ce fantôme d’autre monde ?

    Regarde bien la lune, car c’est la dernière chose que tu verras !

    Hurle, hurle et hurle encore si fort, personne ne t’écoutes,

    Entends-tu le fracas des armures et des armes ? C’est un tas de mort,

    Ils avaient leurs histoires, familles et enfants, le fantôme a tout anéantit,

    Ce monde est en proie d’un mal trop lourd pour être compris maintenant,

    (RED WINGS FROM BLACK SKIES)

    Ta conscience n’est que ruine face à la vérité,

    (RED WINGS FROM BLACK SKIES)

    Le mensonge a une fois de plus eu raison de la vertu,

    (RED WINGS FROM BLACK SKIES)

    Vois les âmes s’envoler vers l’au-delà, un juge les attend,

    (RED WINGS FROM BLACK SKIES)

    (RED WINGS FROM BLACK SKIES)

    (RED WINGS FROM BLACK SKIES)

    (RED WINGS FROM BLACK SKIES)

    Entends la miséricorde frapper ce majestueux monde,

    (RED WINGS FROM BLACK SKIES)

    Et oui, nous devons encore nous battre une fois encore,

    (RED WINGS FROM BLACK SKIES)

    Le chaos n’attend pas, ai espoir de vaincre cette folie,

    (RED WINGS FROM BLACK SKIES)

    Un sombre mal émerge enfin,

    Pauvres mortels, oubliez le temps,

    Votre ère tremble sous la malédiction,

    Un cadavre s’est levé pour servir une ombre,

    Pas de prophéties, rien ne pouvait nous préparer à cela,

    Car la vérité est trop pire pour y penser, trop cauchemardesque,

    Les ténèbres se sont levées dans l’ombre de la paix,

    Ce dragon est le chien en laisse d’un mystère qui nous dépasse,

    Regarde-le bien il est innocent, il pleure, il pleure, il nous demande de l’aide,

    Il réclame notre aide et il anéantit nos frères, nos familles,

    Il n’est pas lui, que faire ? 

     

    Tuer le dragon rouge !

    Bon choix ?

    Mauvais choix ?

    Il est la clé,

    Il est le secret,

    Il est… 

     

    « Drakira, que fais-tu ? »

    A hurlé la Légende Disparue,

     

    Dans un dernier assaut d’espoir, les troupes guidées par le Général Ferund, s’élancèrent, lances en mains, sur le dragon rouge qui s’était enfin posé au sol. Les chaînes fantômes invoquées par Braltaly lui-même empêchaient la mystérieuse créature de retourner dans les cieux afin de poursuivre le drame. Mon épée dégainée, je ne pouvais point faire grand-chose, à part tenter de défendre Ydeläh qui se trouvait complètement perdue dans cette brutale folie, terrifiée de voir tant de vies déchirées en si peu de temps, sans remords. Même en Alphasia, des attaques si foudroyantes de grands dragons sont très rares, mais lorsqu’elles frappent, ce sont des cités entières qui s’écroulent. Généralement, un dragon attaque une cité si elle possède un grand trésor, ce qui explique aussi pourquoi les nains enterrent leurs royaumes dans les plus grandes montagnes. Mais ici, il s’agissait d’un port, rien de plus. Aucune puissance ne siège ici, il n’y a pas de roi, pas de richesse, du moins, rien qui puisse attirer un dragon. Celui-ci n’était donc pas normal, il devait agir sous les ordres de quelqu’un ou devait se venger. Mais se venger de quoi ? Très vite, les lances de feu furent jetées sur le dragon. Ce dernier, prit par la colère, se cabra d’un coup et cracha de grandes flammes. Tout à coup, Braltaly se mit à hurler : « Drakira ! Cesse cela ! Tu n’es pas toi ! Cesse où je briserai mon sort pour anéantir ce mal qui te dévore ! » Briser le sort ? Si Braltaly brise sa malédiction pour se transformer en dragon, j’ignore si nous risquons de le perdre, mais il n’en reviendra pas indemne. C’est une déesse qui lui a jeté cette effroyable malédiction pour sauver Alphasia, jadis. Il ne peut se permettre de jouer avec… Sous la force du dragon, les chaînes furent brisées. La créature se retourna vers Braltaly et le regarda sans bouger, longuement. Puis, une explosion vînt le percuter sur l’épaule droite. C’était un canon. Sans attendre, le dragon se propulsa dans les airs et quitta le port en flammes.

     

    -Ydeläh : Ce… C’est fini ?

    -Braltaly : Non, ça ne fait que commencer !

    -Ydeläh… Tu vas bien ?

    -Ydeläh : Que se passe-t-il ? Bon sang…

    -Braltaly : Il se passe que l’on a arraché le cadavre de Drakira de sa tombe à Alphasia. Ainsi, l’âme, l’esprit, et le corps de ce symbole de la justice absolue sont curieusement réunit ici, dans ton monde. J’ignore vraiment qui est derrière tout cela, et ce que s’y trame ! Mais j’ai bien vu son regard, et ce n’était pas Drakira, du moins, pas celui que j’ai connu lors de la Septième Grande Apocalypse. Quelque chose de très noir se déroule à Mylébor, sans doute, et nous devons partir d’urgence !

     

    -Attendez une seconde ! Nous interpella Ferund.

    -Ydeläh : Général…

    -Ferund : Vous me semblez bien connaitre ce dragon rouge si je ne me trompe pas !

    -Braltaly : Je le connais on ne peut mieux !

    -Ferund : Mes frères sont morts sous ses flammes ! Je vous ai entendu dire que quelque chose liée à ce dragon se tramait à Mylébor. Et j’ai aussi entendu dire que vous cherchiez un navire pour Mylébor. J’ai un navire, je vous emmène à condition de m’aider à tuer ce dragon !

     


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    "Je mourrais pour l'amour de la sirène,

    Sa séduction, sa beauté et son mépris,

    Bienvenue à la fin de ta vie,

    Salut à toi, Fils de l'Océan"

    Thuomas Holopainen (NIGHTWISH - Oceanborn)

     

    CHAPITRE VII:

    Le salut de la mer

     

    Notre marche vers le port Banogur continua ainsi. Ydëlah chevauchant sa licorne noire, Braltaly ouvrant notre marche, et Zaphiro qui montrait quelques signes de faiblesse. Nous marchions encore pendant plus de trois heures à travers la grande forêt. Entre les arbres, nous avons sentit une lourde odeur de brulé et étrangement, cela semblait grandement inquiéter Braltaly. Il me fit comprendre que cette odeur n’était pas celui d’un feu naturel, mais d’un feu venu du cœur de la terre, autrement dit, de l’enfer. Mais il préférait que je n’en dise rien à Ydëlah afin de ne pas l’inquiéter d’avantage. Sur notre route, trois bandits nous attaquèrent dans un petit sentier de pierre. Braltaly et moi dégainèrent nos épées tandis que Zaphiro protégeait Ydëlah et la licorne. Le duel de Braltaly contre les deux voleurs ne fit pas long feu et les hommes tombèrent brutalement au sol sous la redoutable force du Dragon Maudit. Néanmoins, je mit plus de temps à me débarrasser de mon adversaire, ce qui fit bien rire la Légende Disparue. Ayant récupéré leur or et provisions, nous repartîmes vers le Nord-Ouest.

     

    Ce n’est que le lendemain matin que nous arrivions enfin au port Banogur. La mer nous salua de toute sa splendeur sous un magnifique soleil aux mille feux. Ydëlah semblait émerveillé par cette vision spectaculaire que lui apportait le paysage. Le port n’était plus très loin, et nous vîmes de grands navires y arriver. Quelques instants plus tard, nous nous retrouvions entre les murs de Banogur et notre joie fut pleine à la vue de la bonne humeur qui régnait sur les lieux. Banogur était un port protégé d’une grande muraille sur terre permettant aussi une meilleure surveillance du port car les nombreux bandits convoitaient les richesses apportées de la mer. Le port était l’un des plus grands et majestueux du Monde Connu. A Banogur se trouve l’emplacement  du Palais de la Marine, l’armée des mers. Des gardes patrouillaient de partout assurant la sécurité des citadins, de grands navires impériaux accostaient ici afin de partir en aventure. Bref, ce port était tout simplement grandiose et en parfaite harmonie avec la nature puisque la mer elle-même n’a pas été dévoré par les digues. Au contraire, les excellents architectes qui ont bâtit ce port ont construit les digues sur les falaises non dangereuses. La plage reste donc idem. Et oui, car une partie du port est construit dans la falaise même assurant ainsi une monstrueuse défense contre les attaques venant de la mer puisque les falaises sont constitués de granites bleus, le granite le plus résistant.

     

    Mais il nous fallait un navire. Braltaly proposa de trouver des pirates mais Ydëlah lui fit comprendre qu’ici, contrairement à Alphasia, les pirates étaient vu comme des bandits ne désirant que piller le port. Le Dragon Maudit grogna et Ydëlah proposa à son tour de demander à un commandant de la Marine de nous amener à Mylébor. De toute façon, nous n’avions pas d’autres choix. Et nous cherchions donc toute la journée un navire que nous trouvions sans encombre. Il s’agissait un grand homme barbu, plutôt jeune et au visage mauvais. Il était commandant d’une frégate qui devait justement partir pour Mylébor. L’homme nous fit comprendre qu’ils partaient le lendemain mais il refusa de dire pourquoi l’armée se rendait à Mylébor. Ainsi donc, nous devions rester en ville pour au moins une journée.

     

    Nous baladant dans les grandes rues mouvementées du port, nous étions témoins de nombreux spectacles et autres jeux. Braltaly s’arrêta dans une armurerie nous laissant tous les quatre seuls. Ydëlah acheta une bonne baguette pour la licorne, tandis que Zaphiro et moi observons étrangement un curieux groupe de musiciens qui ne possédait aucun instrument si ce n’est qu’un tambour, et chaque membre du groupe imitait remarquablement avec la voix un instrument. Il y avait peu de monde qui s’arrêtait pour regarder ces étranges bardes, peut-être étaient-ils trop modernes, ou incompris. Un peu plus tard, nous continuons notre promenade à travers la grande foule du marché. Mille odeurs hantaient les lieux et Zaphiro éprouvait de grandes difficultés à supporter toute ces odeurs de végétaux . Rires, cris de joie et bonne humeur régnaient autour de nous, il n’y avait rien de mieux pour enfin retrouver le sourire et oublier nos traquas. Malgré toutes ces personnes qui nous empêchaient de voir la plupart des vendeurs, nous passions une excellente après-midi entre amis. C’était un marché immense, on y trouvait de tout, armes, légumes, parchemins, animaux, bijoux… Il nous était presque impossible de nous entendre tellement il y avait du monde. Un marchand d’arme me proposa une de ses dagues que je refusa, ce qui fit rire Ydëlah. Je préférais garder celle que j’avais… Plus tard encore, nous nous installions au calme dans une petite place autour d’une fontaine afin de manger quelques noix en discutant. Nous parlions de tout et de rien. Zaphiro dévorait les coquille de noix qu’il adorait tandis que la licorne se reposa au sol auprès de la Princesse d’Emeraude. Ydëlah me parlait d’elle, de ce qu’elle aimait, de ce qu’elle détestait, de ce qu’elle pensait, de ce qu’elle voulait. Et moi, je restait muet, je ne dis rien sur moi, je l’écoutait et lui répondait. Un simple discours d’amis… Qu’est-ce que l’amitié, au final ?

     

    Le soir tomba, après une bonne après-midi, nous rejoignîmes Braltaly dans une taverne qui avait déjà bu trois pintes de bières auprès d’un homme semblant être un chasseur. Nous nous installions tous les quatre sans chercher à nous présenter au chasseur. Mais bon, celui-ci discutait avec Braltaly sans vraiment prêter attention à nous. Je commanda trois pintes pour moi, Ydëlah et Braltaly. Après nous avoir servit, la serveuse nous quitta avec sourire et nous nous prêtions à la conversation dans la mesure du possible:

     

    -Un dragon, non ! Pas un dragon ! Déjà, faut pouvoir vaincre un ogre, un grand ogre. Car eux, ils savent se battre ! Rares sont les chasseurs à vaincre un dragon ! Après, faut pas oublier d’aller voir dans leur antre, la richesse n’est jamais loin d’un dragon !

    -ça dépend ! Un dragon scelle son antre s’il prévoit chasser loin de ses terres.

    -La bière est bonne ici, reprit le chasseur, je veux que l’on me serve encore ! SERVEUSE !

    -Ce n’est pas la meilleure, mais pas la pire non plus, répondit Braltaly.

    -Comment peut-on passer du dragon à la bière ? Demanda Ydeläh.

    -Avec la bière, tout est possible ! Répondis-je.

    -La soirée risque d’être passionnante… Me fit-elle.

     

    Zaphiro croquait son os tranquillement à mes pieds, sous la table. La licorne noire était attachée à l’extérieure et Ydeläh s’absentait de temps en temps pour aller la voir. Ce fut une soirée passionnante, en effet, car Braltaly et le chasseur ne s’étaient sans doute pas rendu compte que nous étions installés à la même table qu’eux, puisqu’en deux heures déjà, aucun regard n’avait été posé sur nous. Mais bon, la Princesse d’Emeraude et moi-même n’étions pas très bavard non plus. Et il est rare qu’une soirée à la taverne soit si neutre, comme s’il y avait une sinistre atmosphère. Ainsi, comme à mon habitude en Alphasia, je me leva et partit me mettre debout sur une grande table au centre de la taverne sans prendre attention aux aventuriers y buvant. Je me présenta à tous comme prophète et conteur d’histoire. La chance était avec moi, dans ce monde, ils devaient aussi aimer les histoires de prophète, vu que tous me regardaient passionnément avec grand sourire et attention. Alors je ne perdit pas de temps et me lança:

     

    « Je vous salue tous, chers amis ! Je me présente, je suis Erxalion, prophète et conteur d’histoires d’autres mondes. Inutile d’aller plus loin dans les explications et présentations. J’ai une histoire à vous conter, que votre ouïe savoure mes mots ! » 

     

    Il y eu en partie le silence, des dizaines de yeux étaient braqués sur moi, on voulait écouter mon histoire:

     

    « Je pourrais vous conter mille histoires en une soirée. Mais faut-il encore qu’une soirée dure des mois ! Ainsi, voici celle que je choisis pour cette soirée ! » 

     

    « Imaginez un monde où la magie n’est pas, un monde où l’homme et l’animal ne se guerroient pas, mais ils se livrent bataille pour survivre tout en vivant dans une paix si unique qu’aucun monde ne peut se permettre de s’offrir. Un monde où la guerre n’existe pas, ou du moins, plus. La Guerre, dans ce monde, n’a été parlé qu’une fois il y a des siècles, mais elle avait réveillé un dragon rouge gigantesque qui aurait empiré la tournure des évènements. Depuis ce sinistre jour, le mot « Guerre » a tout simplement été banni, condamné à l‘oubli. L’histoire que je vais vous conter prend sa source d’une colère antique entre trois amis. Une colère si lourde qu’elle a prophétisée une malédiction qui frappe le monde dès que deux lunes, Aube et Crépuscule, s’embrasse au dessus d’une vieille tour aux origines inconnues. Notre histoire commence bien là, sur la tour, sous les lunes. Deux jeunes chasseurs furent envoyés chassés de petits reptiles nuisibles, quand ils tombèrent nez-à-nez face à deux grands lions rouge et bleu aux ailes de dragons invoquer une étrange petite pierre noire. Repérés, l’un des chasseur tomba tandis que son ami parvînt à fuir les lieux. Quelques jours plus tard, les témoignages du chasseur survivant étaient clairs: La Prophétie des Eléments a encore frappé. Au petit village de Pokke, il n’y a qu’un seul homme qui sait trop de choses sur cette prophétie démoniaque, il s’agit de Drackus, le Héros Noir de notre histoire. La prophétie veut que, si une créature trouve la pierre, cette dernière dévore son âme et contrôle son corps et son esprit. La créature maudite acquis la puissance des quatre éléments fondateurs de ce monde qui sont le feu, la glace, la foudre et l’eau. Mais pire encore, sa couleur change et elle devient immortel, sauf si la pierre visible sur son crâne est définitivement détruite. Ainsi continue notre histoire. Le chef du village de Pokke demanda à Drackus d’enquêter là où la pierre s’est envolé afin de tenter de trouver et tuer un animal l’ayant trouvé, dans l’espoir qu’il s’agisse d’un simple animal, et non d’un dragon… Il partit ainsi en quête dans le même espoir, qu’un dragon n’ai pas déjà trouvé la pierre, ce qui serait un drame trop grand pour être imaginé. Mais dans sa quête, il ne trouva rien du tout, la forêt où pourrait être tombé la pierre ne semble pas du tout témoigner de quoi que ce soit d’inhabituel. Rentrant ainsi bredouille à Pokke, il fit par de son rapport. Mais très vite, le chef du village vînt à lui et lui fit comprendre que le drame était déjà arrivé: Un village aurait mystérieusement été anéantit par un dragon inconnu. Pris d’effroi par la triste nouvelle, le chef du village ne tarda pas à envoyer une escorte de chasseur, dont Drackus, pour enquêter aux ruines du village afin de trouver des indices permettant d’identifier le monstre. Le même jour, les quatre chasseurs partirent sur leurs montures là où le cauchemar a frappé pour la première fois. Ils galopèrent toute la nuit à travers les plaines de Dondruma priant pour le monde ne tremble pas les prochains jours. Ce fut une nuit splendide, toutes les étoiles étaient braquées sur eux, sachant sans doute déjà qu’elles seraient témoins des évènements les plus marquants du Monde Connu. Le lendemain matin, ils arrivèrent devant de tas de ruines, avec de la fumée qui s’élevait encore des débris. D’après les premiers constats, seul un grand dragon ancien était capable de causer de tels ravages. Dans le village, pas de signes de vies, il n’y avait que sang et cadavres. Tous les indices laissaient voir que le dragon crachait des flammes, puis, Drackus fit la découverte d’une empreinte: « Tigrex ! » Fit-il. Mais les autres chasseurs rirent de lui, un tigrex ne crache pas de flammes et ne s’attaquerait pas à un village. Selon les autres, il n’y avait pas de doute, le dragon était le terrible et effrayant fatalis noir. Le dragon le plus craint, le plus terrifiant et rares du Monde Connu. Ils décidèrent donc de quitter les lieux et de retourner à Pokke. Le soir venu, ils firent leur rapport. Drackus exposa son propre rapport pensant qu’il s’agit d’un tigrex maudit par la prophétie, ce qui expliquerait la présence des traces de flammes. Quand aux trois autres chasseurs, ils expliquèrent qu’il ne pouvait s’agir que d’un fatalis noir et que la prophétie n’était qu’un vieux conte pour enfant. Mais il n’empêchait qu’ils devaient tous se retrouver d’ici deux jours à la forteresse un eu plus au Nord du village. En effet, selon des éclaireurs, le dragon aurait sévit non loin et donc, par mesure de sécurité du peuple, le Bon Roi Danighor décida de réfugier la population dans ls murs de la forteresse afin d’éviter d’autres victimes innocentes. Mais curieusement, tous les chasseurs et soldats devaient se rendre, tous unis, à la défense de la forteresse afin d’être sûr de pouvoir vaincre la mystérieuse créature. C’est ainsi qu’ils repartirent d’urgence à la forteresse. En principe, le dragon n’oserait pas attaquer la forteresse puisqu’elle est beaucoup trop imposante et dangereuse pour lui. Cette forteresse est suffisamment redoutable pour avoir déjà vaincu des dragons à la taille d’une montagne. Le dragon ne devait donc pas du tout attaquer, ce que de nombreux chasseurs et soldats trouvèrent curieux: Pourquoi nous réfugier à la forteresse au lieu de traquer l’animal ? Mais les réponses a cette questions ne vous seront pas dévoilés dans cette histoire. La nuit tomba et les hommes chantèrent et burent ensemble. Tout semblait être calme, puis vînt le lendemain matin. Il faisait soudainement chaud pour la saison. L’odeur de la sueur s’élevait dans les vents, du moins, c’est-ce que pensaient chasseurs et soldats, car en réalité, il s’agissait de la peur avant le cauchemar. Oh, chers amis autour de cette table qui écoutiez mon histoire, vous ne pouvez vous imaginer à quel point cette atmosphère était lourde, l’inquiétude régnait parmi les esprits enfermés dans les armures de métal brûlant sous la chaleur surnaturelle. Mais une crainte de quoi ? Qu’est-ce qui pouvait soudainement les terrifier ? Me demanderiez-vous alors qu’il n’y a absolument rien ! Et bien, la réponse a ces questions se dévoile au moment où un éclaireur, affolé, se précipita vers ses compagnons en hurlant: Alerte ! Alerte ! Un dragon noir vole droit vers la forteresse !! Aussi rapide que le message fut transmit, des milliers de lances et lames furent dégainées… »

     

    Un hurlement au lointain retentit, Braltaly se leva brutalement, l’air inquiet. Et un silence de mort dévora les lieux.

     

    Tout à coup, un homme en armure entra avec lourd fracas dans la taverne, me coupant ainsi dans la narration de mon histoire.

     

    -ALERTE ! ALERTE ! Un dragon rouge vole droit vers le port !! Hurla-t-il, terrifié.

     


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    "ça ne sert à rien, l'espoir... La vie n'est que phénomène et inattendu. Attendre, c'est perdre du temps. Revenir en arrière, c'est refuser l'avenir. La solitude, c'est ne rien savoir, ne rien voir, ne rien vivre, mais tout créer..."

     

     


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  • Pas de lettre, pas de réponse, pas de discours, pas de signe de vie... L'amitié nouvelle serait-elle ainsi qu'une simple image, tout comme l'amour ? Il y a de fortes chances. les vrais amis seraient-ils ceux que l'on a depuis le tout début ? Que penser ? Perdu dans cette folie, la déception est à sa cime. Trop de mois que la lettre ne vient pas, je ne suis que cendre dans son esprit, cendre qui l'étouffe. Elle a cherché espoir envers l'inconnu, elle n'a rien trouvé et se réfugie dans l'amour, oubliant qu'elle déchire sa victime.

     

    Oh, Dieu, Oh, Nature, vous êtes si cruels, si horribles, si magnifiques...


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